Monter sa pharmacie: ce qu’il faut savoir

En ce début du XXIe siècle, le pharmacien conserve une activité de préparations des remèdes à l’officine dites préparations magistrales qui peuvent être sous prescription (ordonnance médicale) ou une spécialité de la pharmacie, même si cette activité tend à diminuer. Il a d’autre part un rôle de conseil auprès de ses patients.

Ce terme, consacré par l’usage, revêt essentiellement des activités dites de « soins pharmaceutiques » qui regroupent à la fois des aspects de conseils sur la compliance de la prise des médicaments, de recherche d’incompatibilité entre les médicaments prescrits et de déontologiques propres à l’activité du pharmacien d’officine.

A noter ici, la qualité du pharmacien se fait sur sa capacité à remplir son rôle de conseil et notamment à générer du chiffre d’affaires en médicament-conseil. Cette part de CA est primordiale dans la mesure où elle permet au pharmacien d’échapper à la fois à la concurrence des parapharmacies et au contrôle des prix sur les médicaments vignetés.

Les soins pharmaceutiques aboutiront bientôt à la création d’un dossier pharmaceutique du patient qui sera consultable par les autres confrères pharmaciens et par les médecins lorsque le Dossier Médical Personnel sera créé. La proportion des femmes dans la profession continue d’augmenter (65,5% en 2007 contre 65,3% l’année précédente). A noter par ailleurs, en 2006, le diplôme de pharmacien a été délivré pour 67,4% à des femmes : la tendance est donc confirmée.

Le processus de vieillissement de la profession s’accentue. L’âge moyen, qui était de 41 ans et 8 mois en 1994, est passé à 45 ans et 5 mois en 2007. Le taux de croissance de la profession est quant à lui relativement faible (0,80% en 2006).

En 9 ans, si le nombre des officines est resté globalement stable, leur structure a beaucoup évolué : Fin 2006, les officines regroupant 3 diplômés ou plus représentaient près de 34% des officines. C’est une complète inversion : en 1998, c’était près de 34% des officines qui étaient exploitées par un titulaire seul. Cette situation témoigne du grossissement des officines en terme de CA.

Le prix de cession résulte d’une négociation sur laquelle la banque n’a pas de prise (ou très rarement). Le niveau de financement est plafonné par la capacité de remboursement de l’affaire. Lorsqu’il apparaît un écart entre la « valeur de marché » et la « valeur intrinsèque », l’ajustement doit se faire par l’apport personnel. En clair, cela signifie qu’un pharmacien doit disposer de moyens financiers plus importants pour envisager une installation dans une région à prix forts.

D’une manière plus générale, cette remarque renvoie à l’importance pour l’emprunteur de l’adéquation entre le choix d’un projet (taille de l’affaire, installation par association ou en individuel, région…) et les moyens dont dispose le porteur du projet.

Les pharmaciens s’approvisionnent en majorité auprès des répartiteurs (90%), le reste auprès de dépositaires et laboratoires. Le marché des répartiteurs est très concentré puisque 4 acteurs se le partagent à 98% : l’OCP, Alliance Santé, CERP, Phoenix Pharma. Lors de la reprise d’une officine, le pharmacien négocie les conditions d’achat. Il peut obtenir notamment le paiement étalé du premier mois d’achat sur 12 ou 18 mois.

Concernant les regroupements d’officines, trois conditions sont à respecter :

  1. limité à deux officines,
  2. les officines doivent être situées dans une même commune,
  3. respecter les quotas par habitant,

Le lieu d’implantation sera soit l’emplacement actuel de l’une des deux officines soit un nouveau lieu situé dans la même commune.