Tendances économiques du marché des pharmacies

La tendance du marché

La France figure parmi les plus gros consommateurs de médicaments par tête d’habitant, après les Etats-Unis. La consommation de médicaments a progressé de 5,4%.

Les officines s’organisent, au niveau local ou régional, en centrales d’achat d’indépendants, pour atteindre une taille critique et pouvoir ainsi négocier les prix avec les laboratoires.

Les petites officines en zones urbaines (< 700 KE de CA) sont cédées à des prix très bas (+/-50 % du CA).

Un nombre important d’officines devrait changer de mains à l’horizon 2007-2008, compte tenu de la pyramide des âges. Cette tendance a d’ores et déjà débuté.

La demande restera soutenue à cause du vieillissement de la population et de la forte élasticité des dépenses de santé par rapport au revenu des ménages.

Parallèlement, le secteur subit la concurrence des parapharmacies et des linéaires des grandes surfaces, ainsi que la baisse des prix de certains médicaments afin de remédier partiellement au déficit de la Sécurité Sociale. Paradoxe du marché des cessions de pharmacies : alors que leur nombre ne cesse d’augmenter du fait du papy-boom, le prix monte encore.

Ce phénomène peut s’expliquer par les sociétés d’exercice libéral favorisant les investissements (SEL) et les restructurations dans l’industrie pharmaceutique, qui ramènent des pharmaciens option industrie vers les officines participent à l’inflation des prix observés. Avec les SEL, les comportements changent. On se détourne du schéma classique « vente/réinstallation » pour une nouvelle stratégie d’investissement dans une nouvelle pharmacie, tout en conservant l’affaire initiale.

La substitution des médicaments génériques aux médicaments de marque dépend de la volonté du pharmacien et de son acceptation par la clientèle. L’effet des génériques sur le compte d’exploitation aura tendance à baisser le chiffre d’affaires et augmenter la marge brute, l’effet sur la rentabilité étant en principe neutre.

Les points d’alerte

Le surendettement, dû à un prix d’acquisition trop élevé et/ou à un apport personnel insuffisant, est le principal facteur de déséquilibre dans ce secteur.

Les officines de petite taille (CA< 700 K€) en zone urbaine, et notamment à Paris intra-muros, sont menacées à terme (regroupement d’officines préconisé par les pouvoirs publics, concurrence d’officines intégrées dans des groupes par le levier des SEL). Leur revente, à terme, et le potentiel de plus-value sont très incertains. Néanmoins, pharmétudes souligne qu’une revente « démembrée » des actifs peut être intéressante.